Lyma

Apprentissage

I. Définir ses objectifs d’apprentissage:

 

I.1. Obtenir l’état d’esprit d’un autodidacte :

 

I.1.1. Le but de l’éducation:

Les ignorants sont bénis, ils semblent traverser la vie avec une insensibilité aux soucis.

A quoi sert l’éducation franchement ? Pourquoi cherche-t-on à être mieux éduquer ?

Et d’abord, c’est quoi l’éducation ?

Qu’on soit claire, l’éducation n’a pas de but, c’est un outil ou même titre que les sciences qui nous permettent d’attendre un objectif de savoir ou de capacité. Comme tout outil, il peut être bien, ou mal ou incomplètement utilisé.  En revanche, l’éducation a une fonction première, qui n’est pas un but, mais qui est la métamorphose d’un individu. L’éducation est entre le nom et le verbe, c’est l’action d’élever. Prenons un individu et de la connaissance, cela forme un individu éclairé. Arthur Wellesley Foshay (un professeur à l’université Américaine : 1918-1998) disait que : « Le rôle de l’éducation, depuis les temps anciens, a été d’amener les personnes vers la réalité la plus complète que possible de ce que veut dire être un être humain ».

Merci de regarder cette petite vidéo qui nous montre une autre forme de l’éducation.

 

 

Alors, pourquoi à-t-on besoin de l’éducation ? Pourquoi à- t-on besoin de se métamorphoser ? En fait, cette question renvoie au besoin des êtres humains.

Martin luther king, militant des droits de l’homme, écrivain et pacifiste

Selon Martin Luther King : « Il m’apparait que l’éducation a une double fonction qui s’applique dans la vie d’un homme et dans la société : l’une est utilitaire et l’autre est culturelle. L’éducation doit permettre à un homme de devenir plus efficace pour atteindre avec une facilité croissante les buts légitimes de sa vie ».

En se référant sur la pyramide de Abraham Maslow (pyramide des besoins), il existe un niveau cinq, le besoin de s’accomplir. Pourquoi voudrait-on s’accomplir ?  En fait, il s’agit plus d’un désir qu’un besoin véritable, sachant notre temps limité, c’est notre désir d’explorer l’expérience de vivre tout en étant soi-même. Pour cela, je vois trois conditions :

  • Une libre volonté, indépendance des mœurs de la société,
  • Un maximum d’expérience pour augmenter ses choix possibles,
  • Et la faculté d’analyser ses expériences pour en tirer les meilleures.

Autant vous le dire, la société n’a pas besoin que tous s’accomplissent. Il est dommageable de laisser croire qu’un système éducatif forme des individus accomplis alors que pour moi seule l’auto-formation actuellement peut y parvenir.

Imaginons un univers parallèle, parfaitement identique au notre.   Un groupe de personnes en colère pénètrent dans le ministère de l’éducation nationale,  pas de mythe, pas de lourdeur liée à une tradition, juste une pensée logique et rationnelle sur ce qu’un être humain doit savoir (savoir-faire et savoir être) pour se développer.

Apprendre à apprendre, à être créatif, mais aussi, apprendre le fonctionnement du mental, de la mémoire et des émotions, autrement dit, le fonctionnement du cerveau, afin d’être capable d’agir sur soi-même et d’atteindre l’autonomie et la liberté. Pour conclure, je dirai qu’il est de votre propre responsabilité de continuer votre éducation afin de vous accomplir.

Que votre éducation ne se termine pas quand vous quittez l’école, mais qu’elle s’effectue tout au long de la vie. Et enfin, de nos jours, l’internet présente une formidable opportunité pour ceux qui n’ont pas le moyen ou le temps de s’offrir des formations, à condition de valoriser les contenus en ligne et de leur donner une crédibilité pédagogique.

Cela se traduit par l’état d’esprit d’un autodidacte !

 

I.1.2. A propos de maturité intellectuelle :

Attention, à afficher votre curiosité et votre ignorance, on vous taxera d’immaturité. Il est commun de penser qu’un adulte doit atteindre la maturité intellectuelle. Dans notre société, passer le cursus scolaire, il est mal venu de montrer que l’on ne sait pas.  Si je ne sais pas, c’est que je suis inachevé, et donc que je ne suis pas mature. Un amis m’a dit un jour, mais si tu n’es pas inachevé, c’est que tu es fini ? Oui, c’est vrai, avec tout ce que cela veut dire :

Fini : car j’aurai atteint la maturité intellectuelle, et fini en tant qu’être humain. Car l’existence humaine consiste en l’exploration de la vie dans toutes ses dimensions. Lorsque cette exploration se termine, l’existence aussi.

Mohandas Karamchand Gandhi

Selon Mohandas Karamchand Gandhi « vie comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours ».

Il y a quelque chose de profondément triste dans la vie, les étudiants, heureux, soulagés d’avoir obtenu leur diplôme et d’en avoir fini avec leurs études. Pourtant, pour beaucoup d’entre eux, leur éducation s’arrêtera là, ils n’évolueront plus vraiment. Les années passant, le monde changera inévitablement, mais eux, resterons les mêmes, avec leur diplômes un peu passé, mature oui, mais dépassé.

 

A ce stade, je vais vous parler de l’histoire d’un homme, un parmi les plus brillants du 20 ème siècle,  Richard Feynman (physicien de renommé international), qui participa à l’élaboration de la physique quantique, la physique de l’infiniment petit. Une carrière exaltante. Pourtant, le début de sa carrière  de physicien commença dans les années de la seconde guerre mondiale.

Il participa au « projet Manhattan », consistait à développer la bombe atomique avant l’Allemagne. Jeune physicien, il se plongea, corps et âme dans le projet, excité par la présence de tant de scientifique, mais aussi car sa femme était atteinte de tuberculose, elle mourra peu à peu dans l’hôpital du complexe militaire.

Physicien accomplie, adulte mature en pleine possession de ses capacités intellectuelles, Feynman il contribua de manière significative au succès du projet. Le 6 août 1945, la bombe est lancée au-dessus de Hiroshima faisant 80.000 morts. Au même moment, les physiciens fêtaient la réussite du projet,  tandis que d’autres en souffrent. Ce contrat difficilement supportable et la perte de sa femme quelques semaines au paravent finirent à lui faire tomber en dépression, et entraîna chez lui une profonde remise en question.

Depuis lors, Feynman s’est juré de faire que des choses pour son amusement et son contentement. Il devient selon ses contemporains un farceur impertinent,  émerveillé par tout ce que la vie pouvait lui apprendre. Comme Feynman, rester émerveiller et curieux d’apprendre. Pour conclure, choisissez la vie du bon côté.

 

I.1.3. Expérimentez la réalité :

 

Apprendre, c’est se confronter à la réalité, et construire sur ses échecs.

Vous vous êtes peut être dit, je suis curieux et j’aimerai essayer, mais si j’échoue, que vais-je faire ? Que va-t-on dire de moi ? En fait, l’échec est nécessaire au processus d’apprentissage d’un concept. Un concept n’est applicable que dans certains contextes, la meilleure manière d’apprendre cette notion de concept est de le pratiquer et de l’expérimenter dans de différents environnements.  

L’échec vient de l’application de ce concept dans un contexte bien inadapté. Imaginer un aveugle entrain de sonder son environnement avec un bâton, il butera dans un mur, puis le suivra avant d’atteindre la porte. Dira-t-on qu’il a échoué ? a trouvé la porte du premier coup ? Vous devez redéfinir votre notion de succès.

John Wooden 1910-2010

Voici ce que (John Wooden 1910 – 2010), l’ancien entraîneur de basket-ball américain  a à dire à ce sujet. « Je distingue la réussite du succès. La réussite, c’est obtenir le résultat espéré. Le succès, c’est la quiétude qui vient de la satisfaction de savoir que nous avons fait notre possible pour devenir le meilleur dont nous sommes capables. Si vous ne faites pas d’erreurs, alors c’est que vous ne faites rien. Je suis certain qu’un individu qui fait, fait des erreurs ».

 

En un mot, valorisez le processus et non le résultat. Les échecs deviennent motivant, car ils nous permettent de nous améliorer, on appelle cela la culture de l’échec, mais je préfère l’expression la culture de l’expérimentation, car ceux-ci met en avant le processus. Le talent vous permettra peut-être d’éviter cela, voir quelque réussite au début de votre apprentissage, mais seul le travail et la pratique vous permettrons d’avancer. Votre talent peut en réalité plus vous nuire qu’il ne vous aidera.

 

Conclusion:

 En un mot, pour bien définir ses objectifs d’apprentissage, l’expérience me montre qu’il faut tout d’abord bien cartographier son niveau de connaissance, ensuite identifier les domaines de votre vie à adresser en priorité, sans oublier de se connaitre soi-même , établir son profile de personnalité, définir ses objectifs, listez vos objectifs d’apprentissage et les suivre enfin sur une semaine choisi et très ciblé. 

 


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Ibrahima ALATA Développeur & Intégrateur web. 44700 Orvault. Site web: www.ibrahimalata.com

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